lundi 24 mars 2025

Interlude - Secret de Créations: Maxence Bouvier

 

DOSSIER N°034 : MAXENCE BOUVIER


- Le battement d’aile devenu ouragan -

  •     Enquête de: Dio G Watts, détective narratif
    (Dossier tapé sous la surveillance rapprochée de Mlle Opale B Woods, secrétaire à l’élégance fauve.)

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Note interne:

Secrétaire : Opale B Woods
Heure : Pluie constante. Brouillard stable. Thé brûlant.

Le patron est entré sans bruit. Trench mouillé, yeux cernés. Le genre de regard qu’on a après trois nuits sans écrire et un personnage qui refuse de coopérer.
Il a posé sa tasse de thé sur mon bureau, encore fumant, encore noir. 
Il a dit :
    « On rouvre le dossier Maxence. »

J’ai feulé doucement pour toute réponse et croisé les jambes, mon tailleur gris parfaitement aligné sur mes escarpins dorés. Mes ongles rouges ont dansé sur la machine comme des griffes acérées.

Le jour ne se lèvera pas. 
Pas tant que ce dossier n’aura pas parlé. 

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- Rapport 1 – Affaire classée trop tôt

Il pleuvait ce soir-là. 
Mais c’est pas nouveau. Dans mon monde, il pleut toujours.
Les gouttes s’écrasaient sur les vitres de mon bureau avec la régularité d’une vieille chanson triste.
Je pianotais vaguement sur mon vieux laptop en regardant Opale limer ses ongles en me guignant du coin de ses yeux verts. Ils se plissaient lentement de temps à autres. Elle a toujours su flairer les histoires qui sentent l’embrouille.
Et cette nuit-là… y’avait une odeur de foutoir dans l’air.

Le téléphone a pas sonné. Les bons mystères n’ont pas besoin d’appel.
Ils cognent à la porte, dégoulinants de non-dits et d’erreurs de jeunesse.

Je feuilletais de vieux carnets quand je suis retombé sur un nom.
Un nom que j’avais enterré avec les clichés de ma jeunesse. 
    Maxence Bouvier.

Le père de Hireki.

Je l’avais oublié. Ou plutôt, je l’avais jamais écrit.
À l’époque, j’avais 15 ans et zéro notion de parentalité.
Deux orphelins, un cliché facile ?
Non, une planque parfaite pour fuir la complexité.

Gabriel et Hireki, c’était mon duo de l’époque.
Toxique, fusionnel, dramatique à souhait. Pas besoin d’adultes pour bousiller des vies.

Alors j’ai fait ce que font tous les auteurs en fuite :
J’ai supprimé les parents. 
La mère de Gabriel ? Kaput.
Son père ? Évaporé.
Hireki ? Même tarif. 
Un monde sans adultes, c’était plus simple.
Plus brut. Plus pur.

Mais le temps a passé.
J’ai grandi. J’ai écrit, réécrit.
Et puis un jour, le fantôme de Maxence a frappé à ma porte.

 


- Rapport 2 - Le Retour du Mort-Vivant

Maxence n’avait pas de chair. Pas encore. Juste une voix off dans les marges, un regard à travers les vitres sales de la narration.

Il m’a proposé un deal: 
Deux rôles. Rien de plus.

Un regard extérieur sur l’amour empoisonné entre Hireki et Gabriel.
Et une voix pour relier les morceaux. Une intro. Une fermeture. Une serrure narrative.

Moi, comme un con, j’ai dit oui.

Et là, j’ai ouvert une brèche.

Il a commencé à ouvrir les chapitres, comme s’il avait toujours été là. Il racontait, il pensait, il jugeait.
Il prenait la place des silences.

Ce qui devait être un encadré est devenu un couloir.
Et dans ce couloir, Maxence a posé ses valises. 
Définitivement.

 


- Rapport 3 - Le point de bascule

C’est là que tout a explosé.
Quand Hireki est tombé dans le coma…
Maxence est entré dans la pièce.

Et Gabriel était déjà là.

Ils ne se parlent pas. Ils se jaugent.
Et quand les mots arrivent, ils piquent. Ils saignent. Ils dévorent.

Maxence voulait protéger.
Gabriel voulait rester.
Et moi, je voulais disparaître.

Je me suis retrouvé à écrire une guerre froide dans une chambre d’hôpital, à mi-chemin entre le mélodrame et la tragédie grecque.
Et tout ça, parce que j’avais laissé entrer un père.

Un père trop humain pour être lisse, trop orgueilleux pour se taire.
Un homme qui aime mal. Qui aime trop.
Un homme qui veut reprendre ce qu’il croit avoir perdu.

Et l’autre, Gabriel, refuse de céder.
Parce qu’à force de tenir la main de Hireki, il croit qu’elle est à lui.

Un triangle.
Mais pas amoureux.
Un triangle de possession. D’orgueil. D’amour mal rangé.

Et moi, détective de mes propres conneries, je regarde les ruines.

Je les écris en serrant les dents.
Je voulais de la douceur.
J’ai créé de la colère.

Et ce foutu Maxence… il s’est hissé au sommet.

 


- Rapport 4 — L’Enquêteur piégé

Maxence me résiste.
Chaque ligne que j’écris sur lui me coûte une heure de plus et un soupir plus long que le précédent.

Je ne le comprends pas.
Pire : je ne suis même pas sûr de vouloir le comprendre.

Il est doux. Puis cruel.
Calme. Puis impitoyable.
Il incarne ce que je redoute chez mes personnages : l’incontrôlable.

Hireki ? Facile.
Je l’écris à l’envers de moi.
Je sais que je fais juste quand j’ai envie de lui coller deux baffes.

Mais Maxence…
Il se glisse dans les interstices.
Il ne dit pas tout.
Et quand il parle, ça sent la vérité pas digérée.

Je ne sais jamais ce qu’il va faire.
Mais il agit comme s’il le savait depuis le début.

Et peut-être que c’est ça, le plus terrifiant.

 

 - Rapport Final - Auteur sous Influence


Maxence Bouvier. 
Un nom qui devait tenir en bas de page.
Il a fini par écrire les titres.

Il n’était pas prévu.
Et pourtant, il est là.
Implacable.

Il a volé du temps. Des scènes. Des chapitres.
Il a tout changé. Jusqu’à moi.

Et à la fin de l’enquête, il ne reste qu’une conclusion possible.

Je croyais le traquer.

Mais depuis le début, c’est moi qu’il écrivait.
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Note finale: 

Secrétaire : Opale B Woods

Le patron a posé son stylo. Son thé est froid, mais ses yeux brillent. Il a écrit quelque chose de vrai, de dur, de vivant.
Il ne le dira pas, mais je sais : ce dossier lui a coûté.

Je dépose la dernière page dans la farde.
Je pattoune doucement le coin du rapport.
Juste une fois.
Pour marquer le territoire.

Et peut-être, pour lui dire que je suis là. Même quand il doute.
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Dossier n°034 : Maxence Bouvier - Affaire Classée

Signé : Dio G Watts
Contresigné : Opale B Woods, Secrétaire exclusive, silhouette féline, loyauté indiscutable.
Musique d’ambiance suggérée : “green eyes ;; sienna” — Nothing But Thieves


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    Hellooowww les Boundies !!! 💖🍡👑


    Eh oui, cette semaine encore… c’est un interlude ! 😱🎭 ET J'EN SUIS DESOLE ! 🕵️‍♂️💥

Cependant, Je suis EN VACANCES ! 🏖️🧃🧘‍♂️
Et ça veut dire : repos, thé tranquille, et surtout… plein d’écriture à l’avance ! 😎✍️

Aujourd’hui, je vous laisse avec un petit dossier classé 🔎📁 sur un perso qui… n’existait même pas dans la première version de Un Chant d’Éternité 😳💀

👉 Alors ? Imaginiez-vous que Maxence n’était PAS là à l’origine ?
👉 Est-ce que je l’ai intégré comme un boss ? 😎🎯
👉 Pensez-vous qu’il va encore me mener par le bout du clavier dans les chapitres à venir ???
😰⌨️ (j’ai PEUR)

💬 Dites-moi tout en commentaire, vos théories, vos surprises, vos cris dans les DM !

Et surtout, prenez soin de vous 💖

On se retrouve la semaine prochaine pour un vrai épisode (si Maxence me laisse tranquille…) 😬🌀

    Votre King Mochi vacancier,
    ✨💼 Diogène 💼✨



2 commentaires:

  1. Des vacances productives et bienvenue, merci pour cet interlude
    AM !

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    1. Je tiens à l'équilibre psychologique de mes Boundies! 😁(et au mien)

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