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lundi 18 mai 2026

(INTERLUDE) Le Loup Boiteux & La Proie de Givre



Le Loup Boiteux & La Proie de Givre 


****

    On raconte que dans la forêt de Neigebrume vivait un loup.

Un loup boiteux, abandonné par les siens.

Chaque soir, il errait sous le vent, tremblant et pleurant si fort que ses plaintes portaient bien au-delà des hommes. 

Si bien qu'un jour, l’Hiver lui-même en fut troublé.

Fragments de lune et flocons s’assemblèrent en une ronde d’âmes blanches et enchanteresses qui attirèrent le loup de leur chant et lui accordèrent un vœu.

Au milieu de la danse, le loup boiteux souhaita que sa solitude soit comblée à jamais.

Les âmes virevoltèrent de plus belle et, dans une gerbe de cristal, ses crocs se couvrirent d’un givre pâle que nul feu ne pouvait faire fondre.

    On raconte qu’à l’orée de la forêt de Neigebrume vivait la plus douce des créatures.

Une druidesse si pure que les villageois détournaient les yeux en sa présence.

Aussi, plus partageait elle sa bonté et usait de son savoir, plus elle était rejetée.

Alors, à son tour, elle pria l’Hiver de lui accorder un vœu : Que son cœur trouve enfin sérénité.

Et sous l’éclat de la lune apparut un loup, si boiteux qu’elle n’en fut pas effrayée et lui ouvrit son foyer.

Pour la première fois depuis de longues saisons, leurs âmes liées trouvèrent un peu de repos.

Pourtant, chaque hiver, le loup voyait la mort rôder plus près de sa bien-aimée, et comprit qu’aucune paix offerte par le monde ne durerait.

Alors, une nuit où les flocons dansaient sous la lune, le loup décida de l'arracher au temps lui-même et mordit la plus douce des créatures de ses crocs de givre.

Et la Druidesse se figea dans la glace éternelle.

Mais sous le givre, plus aucun souffle chaud ne venait apaiser le cœur de feu du loup.

Dévoré par les regrets, le loup blessé hurla si fort que Neigebrume toute entière en fut changée.

    On raconte dans les villages bordant la forêt de Neigebrume que quiconque s’aventure trop profondément dans la forêt attire la colère d'un loup boiteux.

Que chaque âme mordue par ses crocs devient une statue figée dans la glace éternelle.

Si bien qu’au fil des hivers, les statues remplacèrent les arbres, jusqu’à ce qu’on ne distingue plus la forêt des morts qu’elle abrite..

Un royaume figé pour l’éternité, sur lequel règnent le Loup Boiteux et sa Proie de Givre.

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    Helloooowwww les Boundies!! 👋🍬

        En ce moment, je participe au MaiTexte sur **Instagram**. Un contexte d'écriture: Un jour, un mot, un texte et ca... Tout le mois de mai 🤯🤯

Dire que... Je me consacre peu à la suite de la trame principale 🥺🥺🥺🥺

Mais j'avais envie de vous partager ce petit conte.

Il est à l'origine du jeu du Loup de Givre auquel jouaient si souvent Hireki & Gabriel, enfants.

Ca fait longtemps que j'ai envie de compléter le folklore d'Un Chant d'Eternité et le MaiTexte m'en offre l'occasion.

J'espère en tout cas que ce petit conte vous a plu!

Dites moi tout en commentaire!!

    Votre King Mochi conteur 🍬🍡🍭
        Diogene



lundi 2 mars 2026

(INTERLUDE) Page Novapedia - Hiroki Sanô



Hiroki Sanô
(né Axel Hiroki Bouvier)

    Axel Hiroki Bouvier, né le 21 avril XXXX à Sendai (préfecture de Miyagi, Japon), est un traducteur littéraire franco-japonais. Spécialiste de la littérature japonaise contemporaine, la presse spécialisée le décrit régulièrement comme l'un des traducteurs les plus sollicités de sa génération. Il est également le traducteur officiel français de la série de manga Kôryû no Kishi - L’Ère des Mille Cieux.

Biographie

    Fils d’une interprète japonaise et d’un chercheur en économie français, Hiroki Sano possède la nationalité franco-japonaise. Il passe les premières années de son enfance à Sendai avant de s’installer en France avec son père.

Élevé dans un environnement bilingue et biculturel, il développe très tôt un intérêt marqué pour les langues, la précision lexicale et les variations de registre. Il entretient depuis un lien régulier avec sa famille maternelle et séjourne fréquemment au Japon, dans un cadre professionnel et familial.

Nom et usage

Axel Hiroki Bouvier, il utilise principalement son second prénom dans le cadre professionnel.

Une erreur administrative survenue lors de son installation en France transforme “Hiroki” en “Hireki” sur certains documents officiels. Il indique avoir conservé cette variante dans la sphère privée, la qualifiant avec humour de « faute devenue habitude ».

Pour ses publications, il adopte le nom Hiroki Sano, “Sano” étant le nom de famille de sa mère.

Formation

    Autodidacte, il ne suit pas de formation académique spécialisée en traduction. À 21 ans, il remporte le Prix Jeune Plume dans la catégorie traduction, devenant le plus jeune lauréat du concours à ce jour.[1]

Lors de la remise du prix, il déclare avoir participé « par curiosité », précisant ne posséder « aucun diplôme particulier dans le domaine », une déclaration qui contribue à façonner son image de prodige atypique.

Carrière

    Traducteur indépendant, Hiroki Sano collabore avec plusieurs grandes maisons d’édition françaises. Sa capacité à restituer les subtilités stylistiques et culturelles de textes réputés complexes lui vaut une réputation d’exigence et de rigueur particulièrement reconnue dans le milieu.

Sa traduction de La Théorie des Marées Intérieures de Riku Yamamori, ouvrage considéré comme difficilement transposable en raison de sa densité philosophique et de sa structure narrative singulière, marque un tournant dans sa carrière et consolide son statut.[2]

Plusieurs éditeurs soulignent sa participation active aux choix d’adaptation éditoriale, notamment concernant les notes, les références culturelles et le rythme narratif. 

Il est régulièrement présenté comme l’un des traducteurs les plus convoités de sa génération.

Œuvres traduites (sélection)

Romans et essais

  • Riku Yamamori, La Théorie des marées intérieures
  • Mei Takahara, Traité des ombres et des lucioles
  • Katsuro Natsume, L’Ontologie du vent silencieux
  • Shinobu Arai, L’Équilibre des chrysanthèmes en hiver
  • Yôko Minase, Les Maisons que la pluie emporte

Manga

  • Ren Ishikawa, Kôryû no Kishi - L’Ère des Mille Cieux (depuis 20XX)

Distinctions

Prix Jeune Plume - Catégorie Traduction (plus jeune lauréat à ce jour)
Prix Horizon des Lettres Étrangères
Mention spéciale du Jury - Salon International de la Traduction 


Contrat majeur : Kôryû no Kishi - L’Ère des Mille Cieux

    En 20XX, il signe un contrat exclusif avec les éditions Kurokami pour assurer l’adaptation française de la série à succès Kôryû no Kishi - L’Ère des Mille Cieux, phénomène éditorial international.

L’annonce suscite un important écho médiatique dans la presse culturelle et spécialisée, plusieurs observateurs évoquant un “coup stratégique” pour l’éditeur.[3] Cette collaboration marque une extension notable de son activité vers un public plus large.


Style et approche de la traduction

    Hiroki Sano défend une approche exigeante privilégiant la restitution des intentions stylistiques et des sous-entendus culturels plutôt qu’une simple transposition littérale.

Il accorde une attention particulière :

  •     aux variations de registre,
  •     à la musicalité des phrases,
  •     à la cohérence des voix narratives.

Il déclare en interview « préférer perdre une journée sur un mot plutôt que trahir une nuance » [4]. Son travail est régulièrement salué pour son équilibre entre fidélité au texte original et fluidité en langue française.


Conférences et interventions publiques

    Invité régulier de festivals littéraires, de salons internationaux et de tables rondes consacrées à la traduction, il intervient également dans des émissions culturelles consacrées aux livres et aux échanges interculturels.

Il est ponctuellement convié à des colloques universitaires portant sur la traduction et la médiation linguistique. Ses interventions sont souvent remarquées pour leur mélange d’analyse technique et d’autodérision.


Réception et impact médiatique

    Déjà reconnu dans le milieu de la traduction littéraire, Hiroki Sano voit sa notoriété dépasser ce cadre lorsqu'une photographie publiée sur ses réseaux sociaux devient virale. Initialement partagée pour son caractère humoristique, l'image attire alors un public plus large. Son apparence physique, fréquemment comparée par la presse en ligne à celle d'une idole de pop asiatique, contribue à l'intérêt médiatique dont il fait l'objet.

Sa désignation comme traducteur français de Kôryû no Kishi - L'Ère des Mille Cieux, l'une des séries de manga les plus populaires de sa génération, participe également à accroître sa visibilité auprès d'un lectorat plus large. 

Plusieurs libraires observent un effet mesurable sur les ventes d'ouvrages traduits par ses soins.[5] La sortie française de L'Ontologie du Vent Silencieux connaît ainsi une hausse notable, certains médias évoquant un phénomène atypique dans le secteur de l'édition.

Ce phénomène alimente un débat sur l'influence des réseaux sociaux et de l'image publique dans la promotion d'œuvres exigeantes, ainsi que sur la place croissante des traducteurs dans la médiatisation des livres qu'ils adaptent.

Présence en ligne

    Son compte officiel Instashot rassemble près de 85 000 abonnés.[6]  Ses admirateurs se surnomment eux-mêmes les  Hirokittens.

Hiroki Sano gère lui-même l'ensemble de ses réseaux sociaux, où il alterne annonces professionnelles, photographies, réflexions sur la traduction et publications consacrées à son quotidien.

Une publication hivernale devenue virale en 20XX, souvent citée comme emblématique de son autodérision, entraîne une forte augmentation de son audience et demeure l'une des plus partagées de son compte.[7] 

Passionné par l'esthétique kawaii, il partage régulièrement des dessins chibi réalisés par ses soins ainsi que des aperçus de sa collection de stylos fantaisie. Cet aspect de sa personnalité contribue à façonner une image publique jugée accessible et atypique pour un traducteur littéraire.

Il collabore régulièrement avec la marque japonaise de papeterie Tsukimi Stationery, dont il devient l'un des principaux ambassadeurs. En 20XX, à l'occasion du Festival Tsukimi Stationery Days à Kyoto, la marque lance la collection limitée Tsukimi Stationery × Hiroki Sano, composée notamment de carnets, de stylos, de marque-pages et d'accessoires illustrés par le traducteur. [8] 

En parallèle, il participe ponctuellement à des collaborations avec des marques de boissons, de liseuses électroniques ou de vêtements d'intérieur, privilégiant des produits en lien avec son univers et son activité professionnelle.

Controverses et débats

    L’ampleur de sa médiatisation suscite ponctuellement des critiques au sein du milieu éditorial. Certains observateurs estiment que l’attention portée à sa personne pourrait détourner la visibilité des auteurs originaux ou du travail collectif de traduction.[9][10]

D’autres considèrent au contraire que sa popularité contribue à renouveler l’intérêt pour la littérature étrangère auprès d’un public plus jeune.

Interrogé à ce sujet, il déclare : « Si quelqu’un ouvre un livre pour une mauvaise raison mais le referme en ayant appris quelque chose, alors le livre a gagné. »


Vie privée

Relativement discret sur sa vie personnelle, il apparaît occasionnellement accompagné de proches lors d’événements culturels.

Sa présence au Festival International du Septième Art  aux côtés de la comédienne Éléonore Valmont suscite des spéculations médiatiques, sans qu’aucune confirmation officielle ne soit apportée.[11]

Article modifié: Retrait de contenu anecdotique, spéculatif et insuffisamment sourcé.

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Références

[1] « Un prodige autodidacte récompensé : portrait d’Hiroki Sano », Revue TransLitt, n°38, juin 20XX.

[2] Camille Dargent, « Traduire l’intraduisible : le pari réussi de Hiroki Sano », Le Courrier des Lettres, 14 septembre 20XX.

[3] « Kurokami sécurise l’adaptation française de Kôryû no Kishi », Actualité Édition, 3 mars 20XX.

[4] Entretien avec Hiroki Sano, émission Passerelles, Radio Culture France, 22 novembre 20XX.

[5] Marc Villeneuve, « Quand le traducteur devient phénomène », Livres Hebdo Fiction, 20XX.

[6] Compte officiel Instashot de Hiroki Sano (@hirokawaii), consultation du 4 mai 20XX.

[7] « La photo hivernale qui a fait exploser les réseaux », Culture & Influence, 18 janvier 20XX.

[8] « Festival Tsukimi Stationery Days 20XX: La marque annonce une collaboration avec le traducteur Hiroki Sano », Nihon Creative Press, 8 avril 20XX.

[9] Tribune collective, « Traduction, image et médiatisation : où placer la frontière ? », La Gazette des Lettres Modernes, 20XX.

[10] Anonyme, « Le marketing avant la littérature ? », Observatoire Éditorial Indépendant, 20XX.

[11] « Nouveau boyfriend ou simple ami ? Éléonore Valmont s'affiche au bras d'un séduisant inconnu », Flash People, n°487, mai 20XX.


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    Heeeellloooow les Boundies !!!! 🌸✨🍡

    Alors alors alors… 👀
Comment vous avez trouvé cette page Wik... heu ...Novapedia sur NOTRE Hireki national ???

Parce que oui, on oublie beaucoup trop souvent que cet imbécile en pyjama Pikachu 🐭⚡  est aussi une véritable icône littéraire 📚🔥

Entre idole japonaise sortie d’un clip 🎤✨ et daddy cultivé qui peut te parler trois heures d’une virgule mal traduite 😌📖 le grand écart est quand même spectaculaire.

Et pourtant… on sait.
Vous savez.
On SAIT.

Derrière le prodige convoité par les maisons d’édition, il y a toujours :
    🧦 les chaussettes ridicules
    🍫 le Gabychouco
    🦸‍♂️ les figurines Superman
    ☕ le thé hors de prix
et 0 compétence en cuisine.

Bref. Une légende. Mais version sac à sucre.

Dites-moi tout en commentaire 👇

    ✨ Le détail qui vous a fait rire ?
    ✨ Le détail qui vous a surpris ?
    ✨ Est-ce que vous iriez acheter un traité philosophique juste parce que c’est lui qui l’a traduit ? 

Soyez honnêtes 😌

    Likez si vous aimez voir Hireki briller
    Partagez si vous faites officiellement partie du fan club 🍡
    Et abonnez-vous pour plus de chaos organisé signé HiGab 💫

À très vite les Boundies 💖

    Votre King Mochi🍡✨
        Diogene



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lundi 24 novembre 2025

Interlude - Pixel et Secrets



PIXEL & SECRETS

***

    Le salon est plongé dans une lumière bleue, comme un aquarium un peu triste.

La console grésille doucement. Manette en main, Gabriel affronte des hordes de zombies pixélisés avec concentration, jurant à chaque défaite.

Il est assis en tailleur sur le canapé. Torse nu, cheveux en vrac, cernes bien ancrées. Une boîte de mochis matcha vide traîne dans un coin de la table basse, à côté d’un mug où une cuillère repose, noyée dans un fond de Gabychouco.

Sur le fauteuil, de biais, Hireki le regarde. Lui n’est pas non plus à son avantage. TShirt Superman, chantilly séchée sur le bout du nez, pyjama Pikachu…

Mais, pour Gabriel, ce n’est pas le plus agaçant.

Hireki le matte.

Enfin, "mater", chez Hireki, n’a rien de lubrique. Ce mec vit dans un shôjô des années 90. Il a le regard rêveur, le fantasme flottant,  et les soupirs un peu trop longs.

Ça fait vingt minutes que ça dure.

    À quoi peut bien penser un mec comme lui, quand il fantasme ?

    Est-ce qu’ils courent main dans la main sur un nuage de barbe à papa, avec un sourire béat, sans jamais s’adonner à un bon vieux ballet de langues bien baveuses ?

Une image floue de leurs lèvres qui se frôlent s’impose un instant. Gabriel s’ébroue, écoeuré

    Erk…

Le hoquet de dégoût est couvert par un nouveau soupir de l’Asiatique.

Gabriel fronce les sourcils.

    C’en est trop !

Deux têtes tranchées plus tard, il décide d’agir.

Sans prévenir, il inspire profondément.

Un rot monumental, long, gras, vibrant, retentit.

Un démon sorti tout droit des entrailles.

    BURHHHRRRRRKHKHKHK...

Il ne bouge pas. Les yeux rivés à l’écran.

Mais il capte un mouvement léger à ses côtés. Il tourne la tête, faussement étonné, les yeux écarquillés.

    « La vache, celui-là, il venait de loiiiin !!! »

Hireki le regarde, éberlué. Il semble encore perdu dans les dernières bribes de son rêve.

    « Tu sens ? » demande Gabriel imperturbable.

    « Quoi ?! »

Hireki se redresse brusquement, essayant de reprendre contenance. Gabriel s’approche, prêt à lui souffler à la figure.

    « Non ! Rapproche pas ta gueule ! » se débat l’Asiatique.

Gabriel renifle deux fois, concentré.

    « C’est l’ail des pierogi d’hier midi, non ? »

    « Putain, Gaby ! T’es vraiment dégueulasse ! »

Hireki fronce le nez en s’enfonçant dans le fauteuil pour fuir l’haleine. Gabriel ricane, fier de son coup en reprenant la manette.

    « Dit celui qui se gratte le cul au réveil pour sentir ses doigts après ! »

    « Je fais jamais ça ! » s’insurge Hireki

Gabriel lui lance un regard en coin, le sourcil relevé.

Les oreilles de Hireki rougissent.

    Ils savent tous les deux...

Gabriel, satisfait, se concentre à nouveau sur l’écran.

Court silence. Seulement les borborygmes zombies et la pluie fine contre la baie vitrée.

    « Sinon, Krypton, c’était comment ? » Lance soudain Gabriel.

    « Quoi ? »

  « Avoue, t’étais en train de chevaucher Clark Kent. Avec son petit collant et son slip rouge bien moulant. Suuuper sexy !! »

Le pied de Hireki cesse de se balancer. Un léger sursaut. Un souffle coupé.

Le silence.

Blanc.

Froid.

Sourd.

Gabriel le sent. 

Il a glissé.

Il ressasse.

Et le mot lui revient.

    Chevaucher.

Il a dit chevaucher.

Mais à quel moment il a cru que c’était une bonne idée ?

Est-ce qu’il vient de blasphémer contre le Dieu sacré de Hireki ?

Son personnage, resté trop longtemps immobile, meurt encore.

Gabriel hésite à relancer la partie.

Il tente.

    « Enfin j’veux dire… chevaucher, genre… son dos, hein. Dans le ciel. Pour voler. T’sais, comme dans les vieux films. Survoler la ville, la cape au vent… »

Mais il sait.

Trop tard.

Il a senti la bascule. 

La lumière a changé. Hireki le fixe.

Aucune colère. Juste ce visage d’adulte blessé, celui qu’il ne montre jamais.

Le métis recule lentement contre le dossier, les bras croisés.

Il a la posture verrouillée, le regard vissé à l’écran.

    « Évidemment que tu parlais de voler. De quoi tu parlerais d’autre ? » Sa voix est plus grave que d’habitude. Monotone. On dirait son père.

Gabriel déglutit.

    « Ben… de rien… »

Ce n’est pas la première fois que Hireki réagit au quart de tour à ces blagues.

Mais, ...

    Non... Ses draps empestent trop souvent le parfum féminin.

Pourtant…

Il sait aussi ce que Hireki ressent pour lui.

Alors il ne serait pas “l’exception”, l’erreur de parcours, un fantasme ? Mais un désir qu’il refuse de regarder en face ?

Gabriel ne veut pas y penser. Ca ne ferait que remuer le couteau dans la plaie. Une plaie qui ne cicatrise pas vraiment depuis dix ans.

Il se remet à jouer pour s’empêcher de ruminer.

Les doigts trop raides.

L’écran comme prétexte.

L’atmosphère est chargée d’un silence qui hurle.

Il lâche, presque sans y penser :

    « T’sais, Hireki… On a tous nos secrets. »

    « J’suis pas gay ! »

La phrase tombe.

Un point final.

Une pierre lourde qui scelle une caverne encore close.

Gabriel s’arrête.

Le jeu en pause.

Un battement.

Il tourne lentement la tête et Hireki ne bouge pas. Les yeux toujours sur le téléviseur, une veine bat doucement à sa tempe.

Gabriel se mord la lèvre. Gigote. Son corps parcouru d’un frisson étrange.

    Alors lui aussi a des secrets.

    Et lui non plus n’est pas prêt.

Il se racle la gorge et dans une évidence qu’il espère légère s’étonne :

    « Ben ?! Je sais, Chan ! »

Gabriel lui sourit à pleines dents avant de relancer la partie, se recalant confortablement au fond du canapé.

    « Le nombre de fois que j’ai entendu crier ton nom à la porte d’entrée alors que je venais juste bouffer des nouilles ! »

Il râle à un énième Game Over puis tend la manette à Hireki.

    « Tu veux bien faire ce niveau pour moi ? »

Et la vie continue, comme si de rien n’était…

====


        Helloooooow les Boundies !! 💕🌈✨

    OUI, encore un interlude 😅 
Mais hey, ce n’est pas le tout de revenir après trois mois de remise en question existentielle façon drama coréen, faut aussi rallumer la flamme créative, et autant vous dire que l’allumette est un peu humide. 🔥💧

Alors voilà, le prochain épisode de la trame principale est en chantier, mais pas abandonné, hein ! J’ai toujours le plan, les arcs, les twists, les tragédies, les pleurs, les cris, tout ça en tête 🎭📚… MAIS, trois mois sans poser les yeux sur Un Chant d’Éternité, c’est pas rien. Je me dois de tout relire, me réimprégner, me réapproprier mon bébé (non mais vous vous rendez compte du comble ?? 😭).

Bref. En attendant de pouvoir recracher des larmes et des dialogues de fin du monde, voici un petit interlude pour vous faire patienter 🫶

Alors alors… que pensez-vous de nos deux traumatophiles préférés, quand ils ne sont pas occupés à s’étriper pour savoir qui souffre le plus fort ? 😂

👉 Deux gros dégueus ?
👉 Des beaufs ?
👉 Des gamins ?
👉 Des ado attardés déguisés en hommes fonctionnels ?
👉 Ou juste… les plus attendrissants des paumés ?

Dites-moi tout en commentaire 💬, partagez vos théories (TEAM HIREKI VS TEAM GABY ?? 😏), vos ressentis, vos punchlines préférées, et comme toujours, merci d’être là 🖤
    Votre King Mochi Motivé
        Diogène


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lundi 10 novembre 2025

(Interlude - Ecrit Fantôme) Matin Calme



    MATIN CALME
Gaby's Edition

***

    Ses poumons s’emplissent du nouveau jour. Il ouvre les yeux.

        Toujours vivant...
        Et merde…
        Quelle heure il est ?

Il tourne la tête vers le chevet.
Son portable est resté branché toute la nuit… Lui, au moins, commence la journée batterie pleine.
Il n’a même pas pris la peine de ranger l’argent de sa passe. Les billets sont chiffonnés sur la tablette.

Il bouge, par réflexe, puis s’arrête.

Il se fout de l’heure, finalement.

Il faudra bien qu’il déguerpisse avant 10 h, de toute façon.
Le plafond est plus intéressant.

Par la même occasion, il évite les messages reçus cette nuit, la veille même, quand sa batterie a rendu l’âme.

Il se fout aussi des messages.

Il sait quel nom va apparaître avec un « 9+ » flamboyant à ses côtés.

    « Fait chier… », grimace-t-il. Pourquoi la première chose à laquelle il pense est Hireki ?

Il gigote légèrement. Il a envie de pisser.

Il cale quand même les bras sous sa tête.

La chambre est pas mal. Remue un pied. Les draps, pas trop rêches.

Il a connu pire.

Le temps s’étire. Ses orteils s’agitent au rythme d’une chanson imaginaire. Ses paupières papillonnent deux fois. Il parcourt la pièce.

Comment font ces gens qui paressent ?

Il se frotte les yeux, chassant du même geste la silhouette qui se dessine, emmitouflée dans une énorme couette.

Agacé, il s’assoit d’un bond au bord du lit. Les draps volent puis retombent, gonflés d’air, avant de s’affaisser aussi sec.

Il baille bruyamment pour ne pas s’entendre penser. Les coudes enfoncés dans les genoux, tête basse, il attend que son cerveau suive le mouvement. Il l’imagine se retourner comme un fœtus flottant dans du liquide amniotique.

Pas la bonne image. Sa vessie pèse un peu plus maintenant que la gravité fait son œuvre.

Il se masse distraitement. Sa nuque est raide, son dos engourdi.

        Le prix de la chambre.

Avec lenteur, il fait rouler sa tête, ses épaules, enfin étire les bras. 

Longuement.

 Devant lui, au-dessus, puis un peu plus en arrière.

Quelque chose lâche dans un craquement sec.

Il ne sait pas quelle vertèbre ou articulation s’est remise en place, mais il se sent étrangement revigoré. Il expire ostensiblement d’aise, comme un pied de nez au poids de sa vie.

Il l’insulte en pensée avant de se lever.

Ses gestes sont lents. Un vieillard de vingt-sept ans. Ses pieds traînent sur la moquette. D’une minute à l’autre, son talon va s’enflammer comme une allumette. D’ailleurs, il a déjà envie de fumer.

Il lorgne la fenêtre. 

Personne ne le saurait… S’il se penche bien… Personne ne saurait. 

Ses yeux se brouillent. Il a le vertige en imaginant le sol se rapprocher.

        Est-ce qu’on regarde le bitume s’approcher comme un salut ?

        Est-ce qu’elle a…

Sa vision se referme sur la neige tachetée de sang.
Les grands yeux verts.

Il sursaute nerveusement, balaie la pièce comme ce souvenir qu’il ne réussira jamais à enfouir réellement.

L’hôtel.

Il est à l’hôtel.

Il jette un regard à la fenêtre. Il a envie de fumer. Qui le saurait, après tout ? Ses pupilles fixent le vide.

        Droite, oui. Gauche, non.

Il fumera plus tard. C’est interdit ici.

Il faut qu’il se soulage de toute urgence.

Son pas s’emporte.

Le néon de la salle de bain est violent.

    « Putain ! C’est quoi ce délire des néons blancs ?! » Il avance au radar, évite soigneusement le miroir, puis jette t-shirt et caleçon au sol.

Il urine sous la douche dans une béatitude absolue.

    « À vessie pleine, cerveau en peine », murmure-t-il en pensant à ce proverbe aussi absurde que son créateur. « Ta gueule, Tête de Châtaigne », geint il, irrité.

L’eau est chaude. Brûlante même.

Il ne distingue plus rien dans la vapeur. Même pas ses pensées.

Parfait !

En temps normal, il déteste la chaleur, mais pas les douches. Il y passerait des heures. Regarder la crasse s’écouler, tourbillonner.

Pas la sienne. Celle des autres.

    « Bon retour chez toi ! Fils de chien ! » Il ricane, satisfait, en regardant les dernières traces du client se noyer dans les égouts.

La savonnette de l’hôtel est ridiculement petite. Elle fond entre ses doigts après le troisième lavage intégral. Le moindre millimètre de peau, le moindre recoin. Rien n’est épargné.

Dernier tour du propriétaire. Il passe lentement la main sur son torse, détaille ses hanches, l’intérieur de ses cuisses. Machinalement, il lisse les poils de son ventre, les range dans le bon sens.

Plus aucune trace du client. Des 'autres'.

Il ne reste que lui.

    « Récuré comme un sou neuf ! » sourit-il.

Hireki péterait un câble à l’entendre dénaturer des proverbes. Comme si cet imbécile n’en inventait pas de nouveaux chaque jour. Il roule des yeux, horripilé.

Il s’essuie sommairement et plie la serviette avec un soin démesuré. Il la dépose précautionneusement sous une petite affiche.

Il la connaît par cœur. Il la lit à chaque fois qu’il met les pieds dans cette pièce. Pourtant, il la relit, encore et encore.

        ‘Pour de nouveaux linges de toilette, veuillez laisser votre serviette au sol.’

Une fois, deux fois.

Pour être certain.

Il plisse les yeux, décryptant chaque mot comme un parchemin.

    « Pour de nouveaux linges de toilette », lit-il à voix haute, « veuillez laisser votre serviette… » Il regarde le tissu par terre. « … au sol. » Il acquiesce vivement. 

Il ne voit pas d’autre manière de comprendre cet ordre. 

        Il ne peut pas s’être trompé ? 

Il la relit une dernière fois, une tension étrange dans tout le corps.

        Même s’il se trompe… Il ne risque rien ici, si ?

Il n’ose pas se retourner, de peur de croiser les coups.

Il attrape son t-shirt à la volée. 

Son dos s’est délié dans la chaleur. 

Il se baisse de nouveau. Le geste se suspend au-dessus de son caleçon. Il joue nerveusement avec l’anneau qui traverse son septum, la moue songeuse.

Soudain, le sous-vêtement est roulé en boule dans le t-shirt.

Sans aucune pudeur, il traverse la chambre nu comme un ver. Sa peau humide attire un léger souffle frais. L’extase se lit sur son visage.

Son sac à dos est appuyé au chevet.

Petit inventaire matinal : 

    Caleçons sales.
    T-shirts qui puent. 
    Chaussettes trouées. 
    Caleçon…

Il regarde autour de lui puis renifle prudemment le sous-vêtement…

    « Propre ! »

Il l’enfile. Passe le t-shirt de la veille, son pantalon élimé. Il claque de la langue et soupire. Il doit passer à la laverie de toute urgence.

        Chez Hireki, ça serait gratuit… Vraiment gratuit…

Il regarde la boîte en métal qui émerge des vêtements écrasés.

Il n’a même plus de thé.

Il pince les lèvres. Il n’a pas envie de voir sa gueule d’imbécile heureux.

Il s’empare des billets et les fourre dans sa poche arrière.

        Il passera à la laverie.

Une mèche s’échoue sur son front pour goutter sur le matelas. Il lève les yeux, tire dessus, l’essore comme on tire le pis d’une vache. Elle rebondit en une boucle parfaite quand il la lâche.

    « Connasse… »

Une rage sourde gronde alors en lui. Il se précipite dans la salle de bain. Le miroir est embué ; il l’essuie à grands coups de bras.

Les mains cramponnées au lavabo, il se fixe haineusement. Son visage est brouillé par les gouttes. Il serre les dents. Les cheveux en boucles folles. 

Longs, trop longs. On dirait lautre.

Il enfonce les doigts dans sa tignasse. La lisse furieusement, du front jusqu’à l’arrière de la tête. La maintient en une houppette sommaire. Quelques boucles rebelles forment des bosses.
Il repasse sa main, encore et encore, aplatit le tout.

Une fois, 
Deux fois… 

Trois fois!! Il entend presque le bruit des cheveux arrachés. Ils bourdonnent à son oreille. Les bosses sont encore là.

Il érupte en une pluie de jurons. Tire un peu plus, prêt à se scalper.

Sa peau se détache, dévoile un crâne immaculé.

    « La boule à zéro!! » Il rit franchement, mais l’amertume noie la pièce.

Sans lâcher prise, il cherche frénétiquement autour de lui. Quelque chose, quelque chose, n’importe quoi pour les attacher.

        Un diable en boîte.

C’est ainsi que sa chevelure explose. En milliers de ressorts quand il rend les armes. 

Il fouille ses poches.
Pour être sûr.
Pour ne pas perdre une fois de plus…

    Chewing-gum menthe forte, 
    Briquet, 
    Paquet de clopes écrasé… 

    Un préservatif.

Il le regarde, dubitatif.

L’aluminium est froissé.
Sûrement percé… Des coups à se choper une merde.

    « Toi !! T’es dangereux, mon gars !! » Il le jette à la poubelle.

Cette foutue boucle traverse de nouveau son front. Il ne peut rien y faire. Il lui donne une dernière pichenette pour la forme et pense une fois de plus à Hireki. Ses doigts délicats quand il la replace sans même s’en rendre compte.

Il s’ébroue.

Sa brosse à dents est encore posée sur la céramique. Il s’en empare sans manière et frotte de longues minutes.

Avant, arrière, joue, langue. 

Il hoquète quand, dans un geste trop violent, il heurte sa luette. Il crache, tousse ; le dentifrice est mêlé de sang. Il se rince. S’essuie de l’intérieur du poignet.

Il s’approche du miroir.

Quelques poils drus…

Il oublie parfois qu’il est adulte.

Il fait crisser ses doigts sur sa peau. 

        Un cactus ? Un kiwi ?

        S’il se faisait pousser la barbe ?

Hireki et sa peau de mochi en seraient dingues de jalousie.

Les clients, eux, détestent les poils. C’est pour ça qu’il les garde.

Mais il doit aussi gagner sa croûte… Il ne peut pas se la jouer hipster.

        Racheter des rasoirs ou passer se raser chez… 

Il stoppe sa note mentale avant de prononcer le prénom de trop.

Il débarrasse la salle d’eau comme il chasse les yeux noirs qui émergent à sa pensée.

Dans la chambre, il tire les rideaux, entrouvre la fenêtre.

Ses gestes s’enchaînent.

Vifs.

Une tornade à rebours qui laisse la chambre comme il l’a trouvée.

Impeccable et plus encore.

Après avoir enfoui ses derniers effets au fond du sac, il arrache les draps du matelas puis les dépose avec soin au bout du lit, parfaitement repliés.

        Plus un pli, plus une trace.
        Il n’est jamais venu ici.

Le sac sur l’épaule, il quitte la chambre sans un regard en arrière.

        Cigarettes
        Laverie
        Rasoirs…

        Thé.


Matin Calme - Gaby's Edition


====

      
 🎉 Salut les boundies ! 🎉

    Non, vous ne rêvez pas, après trois mois de silence radio, votre king mochi mal aimé refait surface ! 👑🥲 Un retour tout en douceur, ou presque, avec ce petit écrit fantôme venu hanter votre lundi!! 🖤👻

    À la base, ce texte devait être... roulements de tambour...
        ➡️ l’épisode 1 du chapitre 5.

Mais voilà, comme souvent dans mon cerveau capricieux, j’ai fini par prendre un tout autre chemin narratif.

Du coup, ce “Matin calme” n’apparaîtra pas dans la trame officielle... mais il reste le texte d’origine, celui que j’avais bossé à fond, que j’aimais bien, alors j’y ai apporté quelques modifs pour le sortir de son contexte initial.

Bon, j’avoue... 😬

Encore une fois, c’est Gabriel qui vole la vedette. Oui, je sais, Hireki semble relégué au fond de la laverie à trier les chaussettes sales. Mais que voulez-vous ? Gaby, c’est mon perso fétiche, c’est lui que je maîtrise le mieux (allez comprendre pourquoi... 🙃).

Cela dit !

Pas de panique, j’ai déjà en tête un Matin calme, version Hireki, pour vous montrer l’autre versant de ce duo tout en nerfs, thé froid et tragédies domestiques 🫖💥

📅 Prochain rendez-vous dans deux semaines si tout va bien (et que mon cerveau ne décide pas de m’embarquer ailleurs entre-temps 🧠💨).

        👉 En attendant, dites-moi :

    – Vous êtes plutôt team Gabriel ou team Hireki ?
    – Quel moment du texte vous a le plus marqué ?
   – Et si vous deviez donner un nouveau proverbe débile à ajouter à la liste, ce serait quoi ? 😏

Merci de continuer à lire malgré la noirceur de certains passages, ça me touche plus que vous ne le croyez 💜

    Prenez soin de vous, et ne laissez jamais votre serviette au mauvais endroit, on sait tous ce que ça peut déclencher… 😅🧼

        À très vite, bande de traumatophiles! 🌙🖤

    Votre King Mochi plein de questions
        Diogène


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lundi 28 juillet 2025

Keep Calm & Mochi Matcha


✨ Hellooow les Boundies ! ✨

    Aujourd’hui, un post très spécial et chargé d’émotion pour moi : je vous présente mon nouveau tatouage!! 😍




Vous l'avez reconnu?! OUI! C’est bien Gabriel, mon chouchou, mon OC préféré (en réalité mon préféré est Gabriel Parfait mais 🤐), le protagoniste de Un Chant d’Éternité… en version chibi, tout rond, tout ronchon, et entouré de mochi au matcha, évidemment.

    🎨 Un dessin "made by me"

Ce tatouage a une symbolique toute particulière. D’abord, parce que le dessin est de moi ! Oui, moi-même, à la main, comme tous les chibi que je fais depuis toujours. C’est un style que je maîtrise et que j’adore : expressif, rondouillard, drôle, mais toujours fidèle à l’âme des persos.


L'Original, fait en 2024


Je préfère en noir et blanc 😅


Gabriel a toujours eu sa version chibi (TOUS mes perso ont leur version Chibi, c'est presque un rituel chez moi), et la voir maintenant tatouée à l’encre indélébile sur ma peau, c’est une sensation très spéciale. Pas juste de la fierté, mais un vrai sentiment d’accomplissement. Il m’accompagne chaque jour, et maintenant, il est carrément gravé dans ma peau.


Le croquis donné au tatoueur avec tous les détails importants



    💚 Pourquoi Gabriel ?

Une évidence!! Mais pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Gabriel est mon personnage le plus personnel. Il porte en lui beaucoup de mes blessures, de mes forces, de mes réflexions. Et même s’il est cynique, fermé, pudique, il est aussi d’une immense beauté intérieure. Une beauté que je voulais mettre en lumière ici avec la douceur d'une version chibi.

Et le voilà, fidèle à lui même:  Boudeur, les joues gonflées, le regard vert qui dit “fait chier”, entouré de ses petits mochi matcha, la seule friandise sucrée qu'il tolère (vous souvenez-vous de son second péché mignon culinaire?) et bien sûr... Vous avez vu la cigarette? 🤣


    🧭 Une aventure pour y arriver (littéralement)

Anecdote rigolote : même si je suis client régulier chez mon tatoueur et que j’ai déjà plusieurs pièces, j’ai réussi à me perdre en y allant. 😅

Le comble ? C’est que je connais la route depuis mon ancien logement. C’est littéralement tout droit pendant 30 minutes. Mais comme j’ai déménagé récemment, j’ai voulu jouer la sécurité et partir un peu plus tôt pour justement partir de mon ancien logement. Résultat : j’ai pris une mauvaise rue sans m’en rendre compte, j’ai dû appeler le shop en panique : “Je suis pas loin mais je me suis perdu !” 😭

Heureusement, tout s’est bien terminé. Quand je suis arrivé (5 minutes en retard…), le tatoueur m’a simplement lancé : “T’inquiète, je viens juste d’arriver.” (dire que je me suis inquiété...)

    
    Un tatouage... à l’envers (et c’est voulu)

Autre détail symbolique que je voulais absolument mentionner : ce tatouage est volontairement orienté “à l’envers”.

Classiquement, un tatouage sur l'arrière de l’avant-bras est censé être lisible quand le bras est le long du corps. 

Mais ici, j'ai réfléchi plutôt au moment où je VOULAIS qu'il soit vu :

C'est à dire quand je suis posé tranquilou, menton dans la paume, coude sur la table… en train de te parler ou de t’écouter. C’est dans ce moment de calme, de connexion, de conseil ou de pause, que Gabriel te regarde, ronchon, et te dit sans un mot : “Panique pas, mange un mochi.”


====

    
    ✨✨ Voilà les Boundies! ✨✨

    Alors? Comment vous trouvez cet adorable Gaby ? 🥺💚 (Ne lui dites pas que je l’ai qualifié d’adorable 🙈 il risquerait de se vexer… et il m’a déjà coûté assez cher comme ça 😅💸)

Et si vous vous posez la question ? 🤔
Bien sûr que Hireki est prévu ! 💛✨

Il viendra en miroir 🪞 sur l’avant du bras cette fois, comme le yin et le yang qu’ils sont ☯️ :
l’ombre et la lumière, le ronchon et le pot de miel, la lune et le soleil.

Je ne vous en dis pas plus pour l’instant… mais :

  • Et vous ? Comment imaginez-vous Hireki en version chibi ? 🐥
  • Et sa propre version du Keep Calm ? ☕🦸‍♂️
Dites-moi tout en commentaire ! 💬✨

J’attends vos idées les plus tendres 🥰, les plus drôles 🤪 ou les plus farfelues 🐸🎀 !

    À dans deux semaines (j’espère !) pour un nouvel épisode 📚✍️ (j’ai eu beaucoup à gérer ces derniers temps dans ma vie perso 😮‍💨📦 et je m’en excuse 🫶)

En attendant…

Keep Calm & Mochi Matcha. 🍵🍡💚

    
Votre King Mochi orné 👑
        Diogène 🍃💫


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lundi 30 juin 2025

(Event - Juin 2025) Axel Hireki Bouvier - Itch


Toutes les infos sur cet événement en cliquant ** ICI **


    🍧🍭 Helloooow les Boundies ! 🍭🍧

    Nous voici arrivés au dernier lundi de juin, et donc au dernier personnage à passer sous les accords de Nothing But Thieves dans le cadre de l’événement Nothing But June !

Aujourd’hui, on termine en beauté avec Hireki, personnage central, pilier de Un Chant d’Éternité... Et pourtant, on ne l'avait pas vu venir! 😈😈 

Soyons honnête, j’ai mis un temps fou à choisir LA chanson.

Pas parce qu’aucune ne lui convenait, au contraire, elles lui vont presque toutes ! Trop, même. 

Certaines reflétaient parfaitement ses rapports avec Gabriel. Quant aux autres, elles collaient aussi bien à Maxence qu’à lui, comme si père et fils partageaient cette même tendance à fuir ce qui pourrait fissurer la perfection de leur monde

Mais moi, je voulais creuser plus profond.

A l'instar de Gabriel, je cherchais une chanson qui INCARNE Hireki, qui vibre comme lui, qui le trahit sans le raconter. Une chanson qui s’éloigne des intrigues et des autres personnages pour ne garder que l’essence brute d’un garçon rongé par la peur d’être invisible.

Et cette chanson, c’est :


🎵 ITCH – Nothing But Thieves 🎵


Ca gronde dans ma tête
Ca cogne de plus en plus fort, plus fort
Ca tremble dans mes os
Ca secoue de plus en plus fort, plus fort

Mon cœur crie famine
Gorgée de promesses, promesses
Ca gratte sous ma peau
Là sous ma peau, sous ma peau

Parce que j’veux juste sentir un truc vrai
Ouais, j’veux juste sentir un truc

Sur le trottoir, j’traine pour
Un plan cul, rien de plus
Et mes yeux roulent dans leurs orbites ,
Elle l’a remarqué, ouais elle l’a vu

Il y a du rouge sang sur ma chemise
Et ça brille, ça brille
Une douleur aigue sur ma joue
J’crois j’aime bien ça, j’aime bien

Parce que j’veux juste sentir un truc vrai
J’veux juste sentir un truc réel
J’veux ressentir

J’veux juste aimer
J’veux juste toucher
J’veux juste voir
(quelque chose, n’importe quoi)

J’veux juste aimer
J'veux juste toucher
J'veux juste connaître ça

Parce que j’veux juste ressentir un truc vrai
Parce que j’veux juste ressentir un truc fort
J’veux ressentir

        📜 HISTOIRE :

    Hireki est un garçon à la fois éblouissant et fragile, sûr de lui mais terrorisé à l’idée de ne pas exister. Il est solaire en apparence, bavard, drôle, parfois un peu trop, mais c’est surtout un être qui se débat dans un vide affectif immense.

Contrairement à Gabriel, qui hurle vouloir disparaître, Hireki hurle qu’il est là, qu’il veut qu’on le voie, qu’on le regarde, qu’on l’aime.

C’est cette panique d’être ignoré qui l’habite, qui l’abîme et qui le pousse à toujours faire plus, donner plus, briller plus, quitte à se brûler. Une solitude affamée!

        ⚠️ DISCLAIMER ⚠️

    Traduction non littérale.

Comme toujours, j’ai choisi de traduire cette chanson avec le cœur plutôt qu’avec Google Trad

Voici quelques-uns des choix les plus marquants :

🎧 “There's a rumbling in my head / It's getting louder and louder”
🔁 Traduction littérale : Il y a un grondement dans ma tête / Ça devient de plus en plus fort
✏️ Ma version : Ça gronde dans ma tête / Ça cogne de plus en plus fort, plus fort

👉 J’ai choisi “ça cogne” pour rendre le caractère oppressant, presque physique, du grondement. On ne parle pas d’un bruit mental passif, mais de quelque chose qui frappe, insiste, martèle sa conscience. La répétition accentue l’effet de pression.

🎧 “There's a hunger in my heart / It's full of promise, promise”
🔁 Littérale : Il y a une faim dans mon cœur / Elle est pleine de promesses
✏️ Ma version : Mon cœur crie famine / Gorgée de promesses, promesses

👉 “Crie famine” évoque une urgence vitale, plus animale encore que “hunger”. “Gorgée” appuie le paradoxe du personnage : il a soif de tout, et pourtant il regorge de possibles inaccessibles. La promesse est là, mais elle ne vient jamais.

🎧 “There's an itch under my skin”
🔁 Littérale : Il y a une démangeaison sous ma peau
✏️ Ma version : Ça gratte sous ma peau

👉 Ici, j’ai choisi l’oralité brute. “Ça gratte” est simple, mais viscéral, nerveux, et en français courant, on le dit vraiment ainsi. Il fallait que ce soit entêtant, obsessionnel, comme une compulsion.

🎧On the pavement I'm a looking / For a lover
🔁 Littérale : Sur le trottoir, je cherche un(e) amant(e)
✏️ Ma version : Sur le trottoir, j’traîne pour / Un plan cul, rien de plus

👉 C’est un des choix les plus interprétatifs et audacieux. Le mot “lover” peut être tendre, mais ici, la chanson transpire le manque, la frustration, l’errance affective. “Un plan cul” casse la douceur. Ce choix raccroche à la réalité crue du personnage : il veut exister à travers n’importe quelle forme de contact, même la plus basse. C'est à mon sens ce qui transparaît le plus si on considère qu'il préfère dire "sur le trottoir" plutôt que 'dans la rue' qui renforce le manque de poésie et d'attente sérieuse.

🎧 There's a sharp pain from my face / I kinda like it
🔁 Littérale : Il y a une douleur aiguë sur mon visage / J’aime bien ça
✏️ Ma version : Une douleur cinglante sur ma joue / J’crois j’aime bien ça, j’aime bien

👉 “Cinglante” est plus sensorielle et plus liée à la gifle. J'ai fait le choix de relier la situation à celle d'avant. Il voit une femme, et en manque viscérale, tente sa chance sûrement sans finesse... Ce qui finit mal. 

🎧 “I just wanna love / I just wanna touch / I just wanna see (something)”
🔁 Littérale : Je veux juste aimer / toucher / voir (quelque chose)
✏️ Ma version : J’veux juste aimer / Juste toucher / Juste voir (quelque chose, n’importe quoi)

👉 Le “quelque chose” devient désespéré. "N’importe quoi” traduit cette quête de sens, d’intensité sans filtre. C’est un cri d’urgence émotionnelle, pas une déclaration romantique.


Cette chanson n’est pas un appel à l’amour ou à la rédemption. C’est un cri de manque, de dérive émotionnelle, de vide qui hurle. Un junky affectif. 


    🎤 Dédicace finale :

    Merci à Nothing But Thieves, et plus particulièrement à Conor Mason, pour avoir prêté une voix à mes personnages sans même le savoir. Chaque mot, chaque note, chaque cri de leur discographie semble avoir été écrit avec les nerfs à vif de mes héros.

Leur musique n'accompagne pas seulement l'écriture de "Un Chant d'Éternité"elle en est devenue l'écho inconscient.

✨ Merci à tous ceux qui ont suivi cet événement jusqu'au bout. 
Rendez-vous très vite pour la suite !

    Votre King Mochi en PLS 🫠🫠
        Diogène


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