Hello les Boundies ! 🍡💛Alors, j’avais prévu de vous poster aujourd'hui la suite du chapitre IV (promis, je suis dessus ! 🧠✍️), mais… La vie réelle a frappé plus fort que prévu ! 📅💥Entre mes recherches hyper précises sur les sorties de coma (et croyez-moi, j’veux pas vous écrire n’importe quoi ! 🚑🧠) et un emploi du temps digne d’un RPG en mode hardcore 🔥🎮… eh ben j’ai pas pu finir à temps... 😭Je m’en excuse platement et mochiment 🛐🍡Mais ! Comme je ne voulais pas vous laisser sans rien à vous mettre sous la dent ce lundi, je vous ai préparé un petit interlude ultra spécial.J’espère vous allez aimer! 💖✨
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Un jeune asiatique atterrit sur le sol. Mou et ferme à la fois, il lui semble flotter tout en marchant sur du coton. Il regarde autour de lui, paumé.
La salle est vide, à l’exception d’un autre jeune homme, assis sur une chaise en plastique, ses yeux verts émeraude posés sur lui.
Il n’a pas l’air étonné.
Pour le reste, pas une fenêtre, pas une sortie, pas même un fichu interrupteur. Juste ce grognement ambiant… Un ronflement ? et cette ampoule qui clignote.
L’Asiatique regarde les chaises en plastique alignées : c’est déprimant.
L’autre jeune homme s'agite: Silhouette longiligne, cheveux châtains aux boucles folles, et ce regard à damner les dieux.
Il est recroquevillé sur lui-même, bras croisés, cigarette éteinte au coin des lèvres. Il a l’air d’attendre ici depuis des heures voire même des années.
« Tu crois qu’on est morts ? » demande l’Asiatique, nerveux.
« J’sais pas. J’ai pas souvenir d’avoir vécu, déjà… Pas vraiment en tout cas... Peut-être qu’on est en train de naître. Qui sait ? »
Il darde un regard presque provocant vers son interlocuteur.
L’Asiatique hausse les épaules et vient s'affaler lourdement à côté de lui. Soudain, il lui sourit, comme si un lien fort venait de naître entre eux. Il le fixe, de plus en plus émerveillé.
Quand ses lèvres s’ouvrent enfin, une prémolaire pointue apparaît.
« Tu sors d’un manga ! » lance le frisé sûr de lui.
Les yeux bridés s’arrondissent. L’Asiatique a un léger mouvement de recul.
« Quel genre ? »
Le châtain plisse les lèvres d’incertitude.
« Aucune idée… » Il l'observe davantage en se frottant le menton. « Hmmm... Brun, yeux noirs mais bienveillants avec une touche de naïveté. Two-block haircut un peu aplati… »
Il reste un moment à fixer la fossette sur son menton.
« T’es plutôt beau gosse, alors je dirais shōjo ! » tranche-t-il
Soudain, comme s’il prenait conscience de lui-même, il sursaute et commence à s'observer avec nervosité.
« J’suis comment ? » demande-t-il avec empressement, le regard éberlué de panique.
« Divin… » souffle l’Asiatique, sous le charme.
Le frisé se frotte le front de dépit en s’affalant un peu plus au fond de son siège.
« Ok… C’est peut-être même pire. »
« Pire ?! Pire comment ?! » s’enquiert l’Asiatique.
Le jeune homme se penche vers lui comme si révéler son idée risquait de bouleverser le cours du temps… ou de leur création.
« Un ya… »
Il n’a pas le temps de finir sa phrase : une porte se matérialise dans un grincement sombre.
Elle s'ouvre sur un jeune homme pas plus âgé qu’eux. Grand, cheveux noirs en bataille, regard ténébreux. Il respire le charisme... et s’avance en terrain connu.
Il soupire d’aise en se massant la nuque avant de toiser les deux autres.
« Salut les jeunes ! »
Le fumeur redresse à peine la tête.
« Ok… v’la notre seme… »
« Notre quoi ?! »
Le nouvel arrivant s’incline faussement, théâtral :
« Axel. OC oublié. »
L'Asiatique fronce les sourcils.
« Oublié ? »
Axel éclate d’un rire sans joie :
« Ouais. Abandonné, repris... Puis re-abandonné. À croire que l’auteur a un goût particulier pour l’amnésie créative. »
Le chatain lève un sourcil.
« C’est si grave que ça ? »
Axel s’approche, baissant la voix comme un conspirateur :
« Psychosis Scriptoria Compulsiva : L’auteur est incapable de ne pas infliger drames, pertes et traumatismes à ses créations, même lorsqu’il jure vouloir leur bonheur. »
Les deux jeunes hommes échangent un regard inquiet. Les doigts de l’Asiatique enserrent soudain ceux du châtain, qui regarde leurs mains jointes un moment.
Il lève le nez vers le brun, qui fixe leurs doigts lui aussi.
« Gaby » murmure-t-il. «Tu t’appelles Gabriel. Et tu es mon Ange »
Gabriel sursaute.
« Il a un nom !! » s’écrie Axel. « Te voilà sur la route des morts atroces, des traumatismes en série, des histoires d’amour impossibles, des drames sans fin… Et, peut-être même… »
Il marque une pause dramatique, ses pupilles sombres rivées sur eux. Le bord de ses lèvres tressaute. Il retient un sourire vicieux.
« Quoi ?! QUOI ?! » panique l’Asiatique, serrant un peu plus les doigts de Gabriel.
« Hireki ! Tu m'fais mal ! »
« Hir ?? Je m’appelle Hireki ?! »
Le rire d’Axel s’élève, tonitruant. Les bras en croix et la tête jetée en arrière :
« Il va tomber amoureux de vous ! Il va vous bichonner, vous rendre magnifiques… Et puis, un jour… »
Il claque violemment des mains. Les deux garçons se jettent l’un contre l’autre, tremblants.
« PAF ! D’un simple claquement de carnet ! Il vous oubliera. »
Gabriel blêmit. Hireki ouvre grand la bouche sans réussir à articuler quoi que ce soit.
« Tu veux dire… ? » commence Gabriel d’une voix rauque, sa cigarette papillote entre ses lèvres asséchées.
« Ouais » conclut Axel en s’adossant nonchalamment contre le mur. « On est littéralement à la merci d’un clavier plein de miettes, d’un stylo Bic en fin de vie, et d’un auteur sadique. »
Silence lourd.
Puis Gabriel se redresse, les yeux brillants d’une détermination inattendue.
« Moi vivant, j’me laisserai pas oublier comme ça ! »
« Malice… » le coupe Axel d’une voix morne. « C’était ton premier nom. Je t’ai aimé… froidement, sombrement. De cet amour trop cliché. L’idée a été abandonnée. » Il enfouit les mains dans ses poches et fait les cent pas. « Je t’ai reconnu à tes yeux émeraude, même si l’enveloppe a changé. »
Gabriel reste interdit.
Hireki bondit :
« Il nous a déjà dessinés ! Il nous a écrits ! Il commence à souffrir avec nous ! Il pourra pas nous abandonner !! » Il fend l’air d’un geste de révolte « Tu l’as dit toi-même, Gabriel… ou Malice… Peu importe ! Il est là ! Et toi aussi, non ?! »
Il s’effondre tristement, oscillant d’avant en arrière :
« Il peut pas nous oublier comme ça… Si ? »
Un petit sourire triste étire les lèvres d’Axel.
« Peut-être. Ou peut-être que tout ça tient à rien. Un thé renversé. Un fichier effacé. Une perte de motivation… Et pouf. Deux prénoms griffonnés sur un coin de page entre une liste de courses et un vieux numéros de téléphone. »
Gabriel s’immobilise. Puis, il se tourne vers Hireki.
« Va falloir qu’on soit excellents. »
« Excellents ? »
« Ouais. Inoubliables. Gravés dans la mémoire. Si fort qu’il pourra plus nous lâcher. On doit prendre le contrôle. Se raconter, pas juste se faire écrire. »
Hireki serre le poing, solennel.
« Marché conclu!! »
Axel les regarde longtemps. Puis, pour la première fois, leur sourit vraiment.
« Vous avez peut-être une chance, vous deux. Vous avez une histoire. Une vraie. Pas un cliché. Pas une pâle copie d’influences adolescentes. »
Puis son regard se fige sur Hireki, avec une intensité étrange, comme s'il reconnaissait quelque chose... ou quelqu'un.
Il fait un pas vers lui, hésite.
Un frémissement dans l'air, imperceptible mais réel.
Hireki porte brusquement la main à son torse, surpris par la chaleur soudaine qui irradie de lui. Quand il relève la tête, Axel a déjà commencé à pâlir, ses contours s'effacent doucement, comme une esquisse abandonnée. Il tend la main vers l'Asiatique.
« Tu es... » souffle t il
Et dans un dernier sourire chargé de fierté et de mélancolie, il disparait dans la lumière blafarde.
Hireki reste là, figé, le souffle court.
Puis, lentement, il murmure :
« Je m'appelle Axel... Axel Hireki Bouvier. »
Il regarde ses mains, les tourne et les retourne, comme pour s'assurer qu'elles sont bien à lui, qu’il est enfin complet.
Gabriel, ému, s'approche et lui tapote l'épaule dans un geste fraternel avant de brusquement l'attirer contre lui.
Dans cette accolade silencieuse, ils se lient dans une promesse. Celle de forger leur propre histoire.
« Faut qu’on soit excellents » souffle Gabriel au creux de son oreille.
« Inoubliables » répond Hireki d’une voix vibrante.
Ils échangent un sourire grave et digne.
« Si on veut exister... faut aussi écrire les autres! » ajoute Gabriel en serrant doucement son épaule.
« Avant qu’il le fasse à notre place! » complète Hireki, complice.
Leurs yeux brillent d'une détermination nouvelle.
C'est à ce moment-là qu’une silhouette tombe du ciel dans un bruit mat, comme un pantin mal dessiné qu’on aurait lâché d’une table à dessin.
Gabriel et Hireki bondissent sur leurs pieds.
L’homme , ou ce qui ressemble à une ébauche d’homme, cligne des yeux.
Ses cheveux sont encore flous, ses traits incertains, ses membres à peine ébauchés. Il est une idée pas encore aboutie.
Sans réfléchir, Hireki sent les mots jaillir de sa bouche :
« Papa?! »
Gabriel, l’ombre d’un sourire au coin des lèvres, ajoute dans la foulée :
« Monsieur Bouvier! »
Ils l’ont nommé. Ils l’ont fait exister. Avant même que la main de l’auteur ne trace les contours de son destin.
La silhouette hébétée cligne des yeux quand un vieux réveil sonne quelque part dans l'invisible. Un son grave qui marque peut-être leur premier véritable acte de création.
Au loin, dans un cliquetis emporté de clavier, une voix s’élève:
Allongé dans la neige depuis des heures, bercé par le silence et les caresses...
Gabriel s'insurge.
« Non !! » râle-t-il. « Le souffle !!Le souffle des flocons ! »
Et la voix s’arrête emplie d’un doute.
Clic clic clic
« Non ! Le souffle des flocons. Bercé par le silence et le souffle des flocons il ne sait pas…»
Gabriel se retourne vers ses comparses, le sourire fier… Et un peu sadique.
Hireki éclate d'un rire nerveux, et ensemble, d’un commun accord silencieux, ils prennent leur histoire en main.
Leur Chant d’Éternité vient de commencer.
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Voila les Boundies!! ✨Cet interlude un peu foufou m’est venu suite à l'interlude “Secrets de Création: Maxence Bouvier” 🕵️♂️✨En repensant à tout ce que j’avais partagé avec vous sur la naissance d’Un Chant d’Éternité, j’ai eu envie de raconter la création des personnages... mais cette fois vécue de leur point de vue à eux ! 😍✍️Je me suis inspiré du tout premier "Secrets de Création" sur la genèse de l’histoire, "Secrets de Créations: Les origines" 🎭⏳, et j’ai laissé mon cœur (et mon clavier fou) parler 💬💖J’espère que ce petit moment entre rêve et réalité vous aura touchés autant qu’il m’a touché à l’écrire !N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez en commentaire, ou même à me raconter votre passage préféré 🎶💛💬Vous êtes la plus belle des chorales et je suis honoré de chanter cette aventure avec vous ! 🎵👑🍡On se retrouve trèèès vite pour la suite !!Prenez soin de vous, et… ne lâchez jamais votre étincelle ✨🌸Votre King Mochi débordé 🍡👑Diogène
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